
Le 24 juillet 2008 ma fille ainée met fin à ces jours, le 28 juillet mon épouse, ma seconde fille et moi même sommes internés de force dans un hôpital psychiatrique (44jours). Le 10 décembre, mon épouse et ma fille cadette mettent fin à leurs jours, en janvier je mélange les cendres dans une urne que j'ai fait faire par un marbrier, le 9 février inhumation dans le caveau familiale (en Meuse).
Depuis j'essaye par différents moyens de faire face à la vie. Et parmi ces moyens il y en a un que je veux faire connaître; c'est un médicament, Atarax, qui à mon avis est un des moins mauvais, ce médicament vous met dans un état d'ATARAXIE.* Mais il ne fait pas tout, il faut s'occuper professionnellement, avoir de la compagnie, même un chien est une compagnie, il faut mettre une photo au mur des personnes disparues, il faut pleurer si vous ressentez le besoin ou l'envie lorsque vous pensez à ces personnes, il faut essayer de se donner un but .un procès judiciaire peut être un but. Utiliser ce qui occupe l'esprit : internet, télé, fréquenter une association. On peut se sentir mal aussi lorsque l'on ne dort pas suffisamment . Il y a aussi le déni qui est un blocage psychologique qui permet de ne pas prendre en compte la réalité
Mais: rien n'est magique et rien n'est gagné .
*L'ataraxie: signifie « Absence de troubles, tranquillité et sérénité, elle désigne la tranquillité de l'esprit. Elle provient d'un état de quiétude, découlant de l'absence de trouble ou douleur. »
Plus spécifiquement en neuro-psychiatrie, l'ataraxie est qualifiée de "calme d'esprit". C'est l'état d'une personne qui ne se laisse troubler par rien. C'est un état d'indifférence émotionnelle du sujet, qui peut ressentir les émotions des autres individus par son empathie (perception), mais n'éprouve pas ou peu d'émotion émanant de lui-même.
Si je vous explique le sens du mot français ATARAXIE c'est parce que je me trouve dans cet état en prenant ce tranquillisant qui porte le même nom : ATARAX. Suite au décès de ma fille ainée et suite à mon internement de force dans un hôpital psychiatrique de 12 jours (H O) j'ai eu droit entre autre à ce médicament, à raison de 4 comprimés (de 25 milligrammes/comprimé) par jours, j'étais robotisé, je ne ressentais ni peine, ni douleur . A la sortie de l'hôpital psychiatrique, je n'ai pris que ce médicament l'ATARAX, trois comprimés /jour .
Quatre mois plus tard lorsque mon épouse et ma seconde fille sont décédées, je suis passé à sept comprimés (volontairement) en décembre puis en janvier j'ai baissé la dose à 5, j'essayai par moi même de trouver le juste milieu en voulant baisser au maximum le nombre de cachets . Au mois de mars, trois comprimés suffisaient puis deux et actuellement (mai), j'ai réduit la quantité à un comprimé (un demi le matin et un demi l'après midi) et un somnifère (noctamide un mg) pour la nuit. Pour l'instant, je continu à ce rythme car cinq mois après la disparition complète de ma famille et après avoir essayé d 'arrêter (à plusieurs reprises) ce médicament, j'ai ressenti une profonde tristesse et une pesante angoisse intérieure.(symptôme dépressif)
Ce médicament ne créé pas d'accoutumance, il fait effet dans l'heure et il est même prescrit lorsqu'une personne doit subir une opération importante (angoisse). Ce qu'il faut savoir: quel que soit le psychotrope que l'on prend, il ne faut jamais consommer d'alcool, aucun alcool ni drogue douce et ou dure, sinon c'est la descente en enfer.....
L'ATARAX n'est disponible que sur prescription médicale, parlez en à votre médecin. Je suis persuadé qu'il peut remplacer tous les autres psychotropes que vous consommez .
Parlez de vos problèmes à votre médecin et surtout pas à un psychiatre, sachant que c'est deux professions sont plus que courtisées par les laboratoires, pour prescrire un maximum de psychotropes .
POUR INFO : Très souvent les personnes en état dépressif ont un rapport avec les consommations addictives (dépendance) alcool, drogue dure ou dites douce, automédication importante de psychotropes .